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Sens Renaissance 02 : Fin de l’épreuve 1 [préparation pour MJ]

vendredi 22 novembre 2019, par Akantor

SPOILER ALERT
(ne lisez pas cette article si vous avez l’intention d’être joueur)

Cette préparation permet de jouer la fin de l’épreuve 1, à partir de l’acte 3 ; lorsque les bugs sont munis de leur resplioïdes.

Elle fait suite à cette préparation : Sens Renaissance 01 : Création des personnages et plus... [préparation pour MJ]

Préparation et matériel

Outre la préparation décrite ici, j’ai eu besoin de

  • Le livre "Sens Renaissance"
  • De quoi écrire (Crayons papiers, gommes...)
  • Les vecteurs de volonté
  • Des jetons d’immersion positive et négative
  • A boire

Résumé des épisodes précédents

Pour se remettre dans le bain, on écoute le podcast enregistré lors de la séance précédente. Si des choses restent peu claires, on les éclaircies.

Acte 3

Mise en musique : https://www.deezer.com/fr/playlist/6646955464

La convocation de Gladius Sword. Gladius Sword est directif mais souple, heureux d’envoyer ses soldats préférés sur un terrain. Il convient que cette première affectation n’est qu’une formalité en attendant que les choses sérieuses commencent, mais qu’elle doit être prise au sérieux. C’est aussi l’occasion qu’ils apprennent à fonctionner en groupe sans exercice. Et cela commence par le choix d’un capitaine.

Gladius les laisse choisir leur chef sans intervenir, étudiant avec amusement leur stratégie de choix. Intérieurement, il doute toujours du parti-pris de Soren de leur donner autant de liberté, et ne manquera pas d’être caustique sur le sujet. Pourtant il espère sincèrement que ce laxisme dans leur formation militaire leur donnera la créativité nécessaire pour faire face aux enjeux qui les attendent. Si la décision s’éternise, il proposera le bug le plus militaire ou le plus proche de lui.

Je donne un bonus d’un BM de protection sur la resploïde du capitaine désigné.

Une fois le capitaine désigné, il indique chaque unité peut choisir son nom d’opération qui sera utilisé pour désigner le groupe à partir de maintenant. Lui, il aime bien Alpha, Bếta, etc. parce que c’est plus carré, mais il sait que cela soude les équipes. Il laisse 5 minutes au capitaine pour s’entretenir avec son unité et revenir avec un nom définitif.

Il les envoie ensuite dans le bureau de Jonh Galway qui coordonne les affectations des équipes au couvre feu. Ce dernier leur propose de choisir parmi les quartiers de la base du pôle sud (j’ai fait une liste dans ce document de présentation du pôle sud)

  • Quartier de la Base Militaire
  • Quartier de l’hôpital
  • Quartier de la Nuit
  • Quartier du Port
  • Quartier des Serres
  • Quartier Périphérique
  • Quartier de Pavilande
  • Quartier de la Ruche
  • Quartier des Monuments

Après un passage au poste de coordination locale, où un responsable semble ravis de pouvoir enfin travailler avec eux, ils sont affectés à une mission de patrouille, consistant essentiellement à se balader dans les rues en vérifiant que personne ne traîne dehors après le couvre feu. Ils sont libres d’employer les moyens nécessaires, mais on leur fait comprendre qu’un usage inutile de la force ne saurait manquer de leur donner une mauvaise réputation. Si les bugs choisissent le quartier de la nuit, ils sont chargés plutôt de s’assurer de la sécurité et du bon comportement des citoyens ivres.

Je profite de la balade pour décrire l’ambiance du quartier choisi.

Puis je décris une ombre en train de monter sur un toit. Ils sauvent de justesse la tentative de suicide et récupérer un premier poème ("Trop longtemps") sur papier de WGA. Et je les laisse mener une première enquête, avec les éléments suivants :

  • La petite fille est Émilie Robins 7 ans brune. Elle est en larme et catatonique.
  • Sa voisine qui l’a suivie est Sally Savior 10 ans blonde. Elle est prête à parler de son amie et de sa famille. (en réalité, c’est Sauveuse)
  • Tom et Jen Robins sont les parents de Émilie. Ils ne comprennent pas du tout le comportement de leur fille, ni d’où vient le poème. Émilie a passé la journée avec sa tante, Sarah, qui travaille pour un libraire.
  • Robert Savior, le père patibulaire mais pas méchant de Sally, est une illusion de Sally pour sa couverture. Il dira ne pas aimer les militaires et dort avec des bouchons d’oreilles. Sally a la clé de chez elle.
  • Sarah Robins, la sœur de Tom et la tante de Émilie habite dans le quartier de la Ruche et travaille comme aide et femme de ménage pour l’Aveugle. Elle a emmené sa nièce avec elle dans la journée et l’a laissée seule plusieurs fois. La petite a donc eu la possibilité matérielle de récupérer le papier.

Lorsque les bugs lisent les poèmes, j’applique les blessures mentales suivantes aux personnage, en fonction de leur niveau en Néant :

  • 5 ou moins : 1 blessure grave
  • 10 ou moins : 2 blessure légères par lecture
  • 20 ou moins : 1 blessure légère par lecture
  • 30 ou moins : 1 blessure superficielle par lecture.
  • à partir de 31 : rien

Les circonstances suivantes donne un bonus circonstanciel en Néant au spectateur :

  • le texte est photographié (pas de contact physique avec le papier) : +5
  • le texte est recopié (par exemple en message texte sur le réseau resplioide) : +10
  • le texte est lu par une voix amicale : +20

La petite Émilie est en état de choc, et si les bugs ne le proposent pas, ses parents, très inquiets, demandent à ce qu’elle soit transférée à l’hôpital. Avec le couvre feu, ils n’ont pas l’autorisation de le faire eux même. Si les bugs les accompagnent en jeep, ils traverseront la base sans problème.

Sur place, c’est Maria Greedway qui vient à leur rencontre, elle a appris que des bugs étaient arrivés à l’hôpital, elle veut savoir pourquoi. Elle se plaint très rapidement d’étranges suicides récents ou tentative de suicide. Et en cherchant, plusieurs impliquaient un poème écrit sur du papier. Elle ne (re)connaît pas la signature de WGA (elle ne réagira qu’au nom complet de Wilfried). Elle peut fournir deux autres poèmes trouvés (La Mort des artistes, Aimer).

Acte 4

Mise en musique : https://www.deezer.com/fr/playlist/6646962004

Sarah Robins indiquera sans difficulté les coordonnées de son employeur. L’Aveugle se nomme Petter Snow et habite dans le quartier de Paviland, un petit pavillon avec au rez de chaussée, une boutique, et son appartement au premier.

S’ils arrivent de nuit, il sera en train de se faire un thé et devinera que ce sont des militaires qui ont un truc important à lui dire (le bruit d’une jeep, des bruit de botte, quelqu’un autorisé à se déplacer de nuit). Il les recevra cordialement dans le noir, leur suggérant de trouver un interrupteur pour la lumière. Il parle facilement de son ami Wilfried Gabriel Anchors. Il reconnaît avoir convaincu ce jeune poète maudit de lui laisser vendre certaines de ses œuvres. Il espère d’ailleurs le voir bientôt pour lui reverser sa part. En revanche, il est assez moqueur sur l’idée qu’on se suicide pour avoir lu un simple poème, même brillant et prend la défense de l’auteur. En revanche, il ne sait pas où vit Wilfried. Ce qu’il peut révéler :

  • Wilfried vient à l’improviste et toujours quand l’Aveugle est seul. Il se considère comme trop laid pour être vu. C’est un bon auteur, l’Aveugle le soupçonne d’avoir été journaliste.
  • Wilfried s’est plaint d’avoir abîmé sa moto, exactement trois semaines auparavant et d’avoir dû l’emmener au garage. Au bruit, l’Aveugle pense que c’est une grosse cylindrée. En réalité, Wilfried a eu des déboire avec les contrebandiers qui l’ont poussé hors de la route. Quelques dizaines de coups de téléphones suffisent à trouver le garage en question. Le garagiste qui s’en est occupé se souvient bien de la moto et de son propriétaire inquiétant qui a payé cash. Le garage est proche de la tour #4 (dans le quartier de l’hôpital).
  • Wilfried se plaint souvent de l’ascenseur qui ne fonctionne pas jusqu’en haut. L’Aveugle sait qu’il habite au dessus du 60e étage, ce qui n’est possible que dans une des tours qui montent jusqu’au plafond.
  • En demandant à l’Aveugle ou en inspectant son bureau, les bugs peuvent trouver un poème supplémentaire : Le Diable aux yeux rouges.

Si les bugs commencent à interroger leur hiérarchie pour savoir s’ils peuvent enquêter sur le cas, on les incitera à suivre leur instinct et on les soutiendra. En fait, le conseil de la résistance est curieux de voir ce qu’ils vont faire de cette liberté.
S’ils croisent Jonh Galway, il leur annonce qu’il part en mission secrète. Éventuellement, il leur rend un dernier service. Il ne dira rien mais il est envoyé par Gladius enquêter sur Ice Hill. Si possible il part avec un proche des bugs.

Les bugs fouillent les derniers étages de la tour #4. Ces étages sont désaffectés, totalement pourris par les infiltrations qui viennent du plafond de la grotte. Lorsqu’ils arrivent enfin à la chambre de Wilfried, je change la musique pour : Inhaler (à la fin de la playlist) et je lis le texte p 85. Wilfried est surpris et apeuré, il pense que la mafia l’a retrouvé, il s’enfuit au premier geste ou parole. Il saute par la fenêtre, passe dans l’ombre monde, utilise un ombre pouvoir et repasse dans la réalité loin de là. Éventuellement il pousse la classe jusqu’à récupérer sa moto.
Dans sa chambre, ses murs sont couverts de papiers, de textes, de dessins. Ils trouveront les poèmes qu’ils n’ont pas trouvé et "La Folle aux yeux bleus"

Acte 5

Mise en musique : https://www.deezer.com/fr/playlist/6647857724
Contacté, Gladius envoie une équipe de nettoyage sous la direction des bugs pour récupérer tout ce qui concerne Wilfried. Et surtout il se passionne pour le rapport que le capitaine lui fait. Il pose des questions.

Si on l’interroge sur Wilfried, il dira avoir déjà entendu parler du personnage à la Nouvelle York par Finlongfinger, et semble surpris d’apprendre qu’il a suivi la résistance au pôle Sud. Il aimerait beaucoup lui parler mais il a toujours échappé aux enquêtes.

Gladius félicite les bugs d’avoir presque mis la main sur lui dès leur premier soir. Il ne pense pas Wilfried dangereux et demande aux bugs de ne pas en parler pour l’instant.

J’annonce ensuite, que les Bugs auront 3 mois avant leur prochaine mission d’importance et j’invite les joueurs à réfléchir à leur quotidien durant cette période.

Debriefing

Pour faciliter la reprise la séance suivante je propose l’enregistrement audio d’un compte-rendu d’une dizaine de minute, et je propose l’ordre du jours suivant :

  • Résumé de la fiction par le capitaine
  • Un tour de table des autres joueurs qui complètent les éventuels oublis.
  • Tour de table sur les moments importants de la fiction pour chaque personnage
  • Tour de table sur l’état d’esprit de chaque personnage et du groupe en fin de séance
  • Tour de table des questions et théories que la séance a soulevées.
  • Tour de table des joueurs, avec un "message au moi du futur". C’est à dire ce que le joueur ne veut pas avoir oublié pour bien jouer la fois suivante.

Technique

Pour la séance suivante, il faudra :

  • 4 nouveaux faits pour l’épreuve 1 (total 6)
  • 6 nouveaux faits pour l’interlude entre l’épreuve 1 et l’épreuve 2
  • 3 nouveaux faits de Flashback pour enrichir leur jeunesse.
  • Une amélioration d’armure parmis :
    • un point de protection (BM) supplémentaire
    • un point de dégât (BM) supplémentaire à l’arme de contact
    • un point de dégât (BM) supplémentaire à l’arme de distance
    • un nouveau module

Annexes

Il y a différentes pistes secondaires que mes joueurs ont prises, voici des réponses toutes prêtes.

Les réponses des adultes aux questions sur Wilfried Gabriel Anchors :
Maria Greedway : Interrogée sur Wilfried Gabriel Anchors, elle sera troublée. Et si dans un premier temps, elle refuse de répondre, elle est en fait rongée par la honte d’avoir échoué à la dernière mission de son idole : Finlongfinger. Un peu bousculée, elle finira par révéler qu’elle connaît le personnage et qu’elle avait été chargée par Finlongfinger de lui faire rejoindre la résistance.
Gladius Sword : Il essaiera de limiter la fuite d’information mais en réalité il aimerait vraiment bien rencontrer Wilfried, et le révélera facilement, des fois que les bugs réussissent là où Maria a échoué. Comme Maria il se doute que Wilfried est un immortel. Et il trouve que c’est déjà une raison suffisante de vouloir le recruter. Il masquera l’aspect plus personnel de l’affaire.
Soren Sollipsis : Il sera déjà reparti lors de l’enquête de Wilfried mais interrogé, il sera particulièrement discret. Poussé dans ses retranchement, il reconnaîtra avoir remis une resplioide à Wilfried et avoir essayé de le recruter dans la résistance. En revanche sa honte l’amènera à masquer les autres aspects, et sans doute à trouver des excuses à Wilfried. Voire à vouloir respecter sa volonté exprimée d’indépendance.
Michel Setra : Se souvient d’un nom comme ça à la Nouvelle York.
Hannah Freeman : Ne voit pas du tout de qui il pourrait s’agir. Mais reste convaincue que le reste du conseil lui cache des choses.
Serena Wilson : Ne voit pas de qui il s’agit.
Jonh Galway : Ne voit pas de qui il s’agit mais analyse les poèmes comme d’impressionnantes merveilles de manipulations émotionnelles.
Paul Farmer : Ne voit pas de qui il s’agit.
Aretha Landstone : Ne voit pas de qui il s’agit.

Les autres victimes des poèmes. En comparant la liste des clients de l’Aveugle et des rapports médicaux de Maria, ils peuvent découvrir deux acheteurs qui n’ont pas encore essayé de se suicider.

  • Le premier est Dana Caris, une chirurgienne que l’on trouvera en pleure, çela fait 3 jours qu’elle est portée malade et qu’elle s’enfonce dans la dépression en lisant en boucle.
  • Le second est Joseph Stone, un bourgeois d’une cinquantaine d’année qu’on trouvera inconscient dans sa cuisine saturée en gaz.

S’ils remontent la plaque d’immatriculation de Wilfried, il trouveront les informations que Wilfried a falsifiées. La moto appartient à Mydria Quaphos, résident au 6 rue Eerewhon, Quartier de la Ruche. Bizarrement cette rue n’existe pas.

S’ils fouillent les archives des journaux de la Nouvelle York, ils le trouveront comme auteur. Mais tous ses articles semblent avoir été effacés, Wilfried a eu 17 ans pour faire le ménage et la capacité de passer par l’ombre monde.

Les poèmes de WGA

Trop longtemps.

La joie d’un enfant...
Le bonheur d’un amour...
Et pourtant tout se salit...
Et pourtant tout vieillit...
Et pourtant tout disparaît...
Pour celui qui croit profiter de la vie...
Trop longtemps !

Aimer ?.

Ni lieu, ni temps
Sans cet intangible détail
Comment rêver pourtant ?
Sans funérailles
Sans joie
Qui voudrait de cette éternité ?
Sans choix
Qui voudrait de cette solitude ?
Et comment aimer ?
Ce qui chaque fois
Meurt.

Le Diable aux yeux rouge.

Sans racine, l’algue informe se laisse porter par les courants.
Coupée par le mépris d’une (d)lame insensible
Rouge et blanche elle jure sur la mer d’huile
Si souvent échouée sur une plage d’être si laide...
.. et... toujours... par le ressac... remportée

La Folle aux yeux bleus.

Dans les entrailles d’une Babylone d’acier
Pour un sombre desseins tu fût envoyée
Mais ta quête hâtive dû s’achever
Comme une tornade par un diable fauchée
Pourtant de ton ultime souffle, l’ombre éclaire mes nuits.

La Mort des artistes.

Combien faut-il de fois secouer mes grelots
Et me cacher encore, éternelle imposture ?
Combien faut-il encore écouter les sanglots
De celles qui subissent les lois de la nature ?
Que sais-je faire au fond ? Rien que poser des mots
Sur une feuille blanche : voilà donc l’écriture !
Qui apaise les cœurs, qui les porte plus hauts
Où jamais ils n’auraient été sans sa mâture…
Que vaut cet Art magique ? Ces airs au parfum rance !
Que vaut la poésie, que sont les idéaux ?
A quoi sert le fou ? Qui écoute le héraut ?
Elles sont sourdes à sa voix, une autre la devance.
C’est que la Mort, planant comme un soleil nouveau,
Fera s’épanouir les fleurs de leur cerveau !

Tous ces textes sont en réalité écrits par J Falconnet, sauf la Mort des artistes dont l’auteur est Luca. Merci à lui de m’avoir laissé l’utiliser.